Les hommes fermes, volontaires, opiniâtres, inflexibles sont principalement aimés des femmes, qui dans leur faiblesse admirent la force:—Peut-être aussi n'est-ce que le mâle que la femme recherche chez l'homme. Elle le rencontre si rarement dans son intégrité!

Que de revolvers se transforment en simples pistolets dans les liaisons qui durent trop!

Un sportman distingué professait cette opinion, à savoir qu'un gentleman de bon ton doit toujours entretenir plusieurs amours au ratelier de son coeur, de même qu'il nourrit plusieurs chevaux dans ses écuries.—C'est Rivarol palfrenier! c'est aussi la morale traînée dans le crottin.

C'est alors qu'on croit dénouer la ceinture d'une femme vertueuse, qu'on ne dégrafe souvent qu'un pauvre ceinturon de Messaline impudique.

Un homme d'étude, sans être un fat, aura toujours, à un trop haut degré le culte de lui-même, pour comprendre la servilité nécessaire, selon la société, aux convenances féminines.

Un homme de lettres, qui croit aux lettres, et qui éprouve l'enthousiasme de sa profession, est quelque peu un Narcisse au moral; il se mire dans toutes les sources de ses pensées, et, si une femme veut être de moitié dans cette extase égoïste, elle trouble la limpidité du miroir. Il faut donc au penseur de belles bêtes, qui se croient telles, de bonnes créatures impassibles et peu bavardes, qui font le gros dos sur les divans comme les chats, qui attendent les caresses ou qui les provoquent doucement, et non pas des bas-bleus babillards ou des précieuses minaudières qui mettent tout à sac dans une cervelle d'artiste, semblables à des guenons quittant leur perchoir pour bouleverser des paperasses, ouvrir des livres et renverser des écritoires.