[Note 56]: Nous sommes sans ressource, etc. πᾶν τοῦτο δὴ τὸτοῦ λὸγου πεῖσμα διεῤῥὴκται, πᾶσα ἔλπιδος ἄγκυρα παντοίως ἀνηρπὰςται. Tout cordage, comme on dit, est rompu; tout ancre d'espoir est enlevé.


[NOTES DU TROISIÈME VOLUME.]

[Note 57]: Le moment critique est arrivé. πρὸς ὀξὺ καὶ τὴν ἄκραν ἀκμὴν περιεστὴκοτα ἡμῖν ὁρῶσα τα πραγματα. Voyant mes affaires arrivées au moment décisif, et au plus haut point de maturité. On trouve dans Sophocle la même pensée exprimée différemment. Je ne la rapporte que parce que je la crois proverbiale. AJAX, V. 797:

ξυρεῖ γὰρ ἐν χρῲ τοῦτο μὴ χαιρεῖν τίνα

Le quelqu'un ne pas se réjouir de cela frotte sur la peau, c'est-à-dire, ceci se terminera mal pour quelqu'un.

On trouve dons l'Iliade, livre K, vers 173:

νῦν γάρ δὴ παντὲσσιν ἐπὶ ξὺρου, ἵσταται ἀκμῆς ἠ μαλὰ λὺγρος ὄλεθρος Αχαιοῖς ἠὲ βιῶναι

Car maintenant, ou une mort cruelle ou la vie est pour tous les Grecs sur le piquant d'une pointe, c'est-à-dire, un abîme prêt à engloutir les Grecs, est ouvert sous leurs pas.

[Note 58]: Ce que l'on entend afflige, etc. ἀκοἠ γὰρ όψὲως εἱς τὸ λυπῆσαι κουφὸτερον. Car l'ouie est plus légère que la vue pour chagriner. Cette pensée est la même que celle-ci d'Horace:

Segniùs irritant animos demissa per aures,
Quam quæ sunt oculis subjecta fidelibus.

Ce que l'on entend émeut l'ame beaucoup moins que ce que l'on voit.