[CHAP. XIII.] De Elstan, roi des Anglais, qui envoya des députes à Rollon lui demander du secours contre des rebelles, et reçut de lui ce secours. — Comment Rollon, revenant d’Angleterre, après avoir vaincu les Anglais, selon le vœu de leur roi, enrichi de très-grands dons et conduisant des auxiliaires, détacha les comtes de son armée et les envoya promptement, et par eau, les uns sur le fleuve de la Seine, les autres sur la Loire, les autres sur la Gironde, pour faire dévaster les provinces intermédiaires. [p. 47]
[CHAP. XIV.] Comment Charles, ayant appris le retour de Rollon, lui demanda et obtint une paix de trois mois, et comment, ce délai expiré, Rollon envoya les siens jusqu’en Bourgogne, pour enlever du butin de tous côtés. [p. 48]
[CHAP. XV.] Comment, tandis que Rollon assiégeait la ville de Chartres, Richard, duc de Bourgogne, s’élança sur lui avec son armée et l’armée des Francs; et comme Rollon résistait vigoureusement, Anselme, l’évêque, sortit à l’improviste de la ville avec des hommes armés, portant la tunique de la sainte Mère de Dieu, et attaqua Rollon sur ses derrières. Rollon céda alors non aux Bourguignons, mais à la puissance divine. [p. 49]
[CHAP. XVI.] Comment une certaine portion de l’armée de Rollon monta sur une certaine montagne, et comment Ebble, comte du Poitou, se cacha dans la maison d’un foulon pour éviter les Normands. [p. 50]
[CHAP. XVII.] Comment Rollon, étant enflammé de fureur et continuant de plus en plus à opprimer et à dévaster la France, le roi Charles lui donna sa fille et tout le territoire maritime, depuis la rivière d’Epte jusqu’aux confins de la Bretagne, et même la Bretagne entière pour qu’il y trouvât de quoi vivre, attendu que le territoire ci-dessus désigné était ravagé et abandonné, sous la condition qu’il se ferait chrétien. — Comment le roi, Robert, duc de France, les autres grands et les évêques jurèrent que ce pays serait possédé à perpétuité par Rollon et par ses héritiers; et comment Rollon ne voulant pas baiser le pied du roi, ordonna à un de ses chevaliers de le baiser. [p. 51]
[CHAP. XVIII.] Comment, l’an du Verbe incarné 912, Rollon et son armée reçurent le baptême, et Rollon donna une portion de son territoire aux églises les plus vénérables avant d’en faire la distribution entre les grands, et comme quoi il donna Brenneval à Saint-Denis l’Aréopagite. [p. 54]
[CHAP. XIX.] Comment Rollon distribua le pays à ses hommes, releva les églises détruites et les murailles des cités, et vainquit les Bretons révoltés contre lui. [p. 55]
[CHAP. XX.] De la loi qu’il publia pour que nul n’eût à prêter assistance à un voleur. — Histoire d’un paysan et de sa femme, qu’il ordonna de pendre à une potence, à cause d’une serpe et d’un soc de charrue qui avaient été volés. [p. 56]
[CHAP. XXI.] De deux chevaliers du roi Chartes, que le duc fit punir. [p. 58]
[CHAP. XXII.] Comment le duc, après que sa femme fut morte sans lui laisser d’enfans, s’unit de nouveau avec Popa, qu’il avait eue pour femme avant son baptême, et mourut après avoir fait prêter serment de fidélité à son fils Guillaume par les Normands et les Bretons. [p. 59]