[DE ROCHEGUDE].—Parnasse Occitanien. P. 29. Une seule pièce: Us novels pessamens m'estai.
TASSONI.—Considerazioni sopra le rime del Petrarca. Modène, 1609. P. 356.
MUSIQUE.
—Les manuscrits ne nous ont conservé qu'une mélodie de Peire Raimon; c'est celle de sa célèbre chanson: Atressi com la candela. Cette mélodie se trouve dans le ms. G, f(o) 52(b). Cf. J. Beck, Melodien der Troubadours, Strasbourg, 1908, p. 33.
I.—Avec une mélodie gaie, facile et rare, je fais un descort léger et bon, avenant pour chanter et sur un beau thème; et si je pouvais trouver pitié auprès de ma dame (—puisse Dieu la combler de faveurs!—), il me semble que je n'en obtiendrais que du bien.
II.—Car celle-là m'a conquis, dont toutes les actions sont si distinguées; et jamais n'exista si bel objet où que je me tourne ni où que j'aille; car son noble mérite et sa courtoisie montent, croissent et se répandent; si je savais faire quelque chose dont elle eût envie!
III.—Je serais riche et heureux, sans peine et sans douleur, si celle en qui bonne renommée prend naissance me voulait donner son amour, car je suis pour elle un (amant) si parfait et si sincère et sans coeur trompeur. Elle a cent fois et plus de valeur que je ne vous dis.
IV.—Tant me plaît son image que je ne pense pas à d'autre objet; je me repens et je m'abstiens d'en regarder une autre; je continue à me souvenir longuement de mon martyre; car je promets sans tromperie que jamais traître.