Hélas ! L’inquiétude d’un geste qui froisse l’étreinte, la félicité de voir des yeux qui voient comme les nôtres, l’angoisse du désir partagé, la supplication humble ou passionnée, l’accord parfait, lettre morte que tout cela pour les hallucinés d’exotisme ! Ils embellissent leur spasme en le sertissant dans un cadre splendide, c’est tout.

D’ailleurs elles, congaïs, mousmés, vahinés, petites dispensatrices de rêve, leur donnent généreusement l’illusion haïssable. Mais s’ils peuvent croire à leur communion c’est qu’ils n’auront jamais visité l’éden le plus complet d’entre ceux semés sur la mer Pacifique, la terre qui semble pétrie de volupté, et où la langue n’a pas de mots pour traduire le mot « baiser ».

JAPONAISES

Japonaises. Chinoises. Annamites.
Les Prostituées au Tonkin.

JAPONAISES

La Volupté Vie.

La classique prostitution de jadis n’est plus celle d’aujourd’hui. Ce gros mot de prostitution, laid, banal, s’applique mal, ou plutôt s’appliquait mal à la joliesse mièvre des mousmés. Désormais, son équivalent, dans la langue nipponne, se retrouve et se comprend mieux. Il y a des « femmes du monde » ; il y en a toujours eu, et de haute branche, dans l’Empire du Soleil ; seulement, désormais celles-là, en parlant des autres, disent tout comme en Europe « les filles ».