Un beau jour, Mme de Guermanton se plaignit brusquement de la fatigue que lui causait l'équitation.

Jacques aurait voulu et aurait pu continuer ses promenades avec Pauline, intrépide cavalière.

Il n'en fit pas une seule dans ce tête-à-tête.

Lorsqu'il fut avéré positivement que Jeanne se récusait, les trois poneys furent vendus et Jacques, monté sur un grand cheval de sang, continua seul à arpenter le pays au lever du soleil, franchissant haies et barrières.

De la même brusque façon, il élimina tout ce qui, entre Pauline et lui, pouvait être taxé d'intimité.

Mais il restait l'échange des pensées et il eût été bizarre que l'on ne causât de rien, parce que Jeanne ne prenait aucune part aux causeries d'une certaine portée.

Jacques tenait à parler de tout et même de ce qui n'intéressait nullement sa femme, alors justement qu'elle était présente.

Il n'aurait pas voulu que même les domestiques pussent dire que monsieur et mademoiselle s'entretenaient à part.

Malheureusement, ces sages précautions ne servirent à rien.

Jeanne châtiait doucement son mari et la jeune fille en s'endormant après dîner dans son fauteuil.