—Oui, mais c'est un moyen dont il ne faudra user qu'en dernier...

—Parfait! et seulement si l'autre fait trop sa maîtresse... et si lui l'écoute de trop! Parce que ça serait vraiment trop bête de s'être compromis pour rien...

Les deux interlocuteurs firent une pause. Victorine renoua la première le fil de cette incompréhensible conversation:

—C'est de ta faute aussi et t'as été trop bon garçon! reprit-elle. Faut jamais se laisser manger la laine sur le dos...

—Le vin est tiré, y a pus qu'à le boire! répliqua philosophiquement Pastouret, mais ça m'a servi de leçon... Tu verras que j'aurai ma revanche...

—Et qu'on reviendra comme avant les maîtres à Bois-Peillot.

—Je te le promets!

—Moi, je t'aiderai, crains rien, mon gars! Charge-toi du Sournois! Moi, je me charge de la donzelle...

Victorine Ledoussat était une enfant du pays. Née dans une ferme dépendant du domaine de Bois-Peillot, elle avait été distinguée toute jeune par feu Mme Maslet et attachée à son service, dès l'âge de quatorze ans.

Depuis lors, elle n'avait jamais quitté le manoir.