Les deux hommes se regardèrent un instant dans les yeux.

—Ainsi, reprit lentement le baron, vous refusez mes offres? Vous refusez d'épouser Victorine?

—Pour épouser Victorine, je l'épouserai... Quant à ce qui est d'accepter vos offres, c'est autre chose... Vous êtes bien maître de vous débarrasser de nous et alors nous partirons... Mais si nous partons, je ne réponds plus de ce qui arrivera...

—C'est votre dernier mot, Pastouret?

—C'est mon dernier mot, not'maître!

—Bien! Vous attendrez mes ordres.

—J'attendrai... je ne bougerai point que vous ne me l'ayez dit... Faut bien vous laisser le temps de réfléchir...

Le baron, blême de colère, se demanda s'il ne devait pas étrangler sur l'heure l'insolent, mais il se contint, rentra et s'enferma dans son cabinet. Il en sortit deux heures plus tard.

Son visage tout à l'heure décomposé avait retrouvé son calme et il paraissait avoir pris son parti.

Après déjeuner, il proposa à sa femme de faire avec lui un tour de jardin.