Voilà l'opinion de ses subordonnés.

Maintenant l'opinion de ceux qui ont eu affaire à lui.

Un peintre très célèbre, qui a de nombreuses commandes de l'Etat et par conséquent de fréquents rapports avec le directeur des Beaux-Arts, s'exprimait ainsi:

—Vous n'avez eu qu'une fois affaire à Larroumet et vous vous en êtes mal trouvé... Moi, qui le vois souvent—je cite textuellement—je vous jure que c'est le dernier des mufles.

Bref, de tous côtés je n'ai reçu que des marques de sympathie et toute la presse pendant huit jours a marché comme un seul homme. Je vous assure qu'il n'y a rien de consolant pour moi et de réjouissant comme la collection des articles que j'ai là, sous les yeux. Si vous voulez, nous allons rapidement parcourir les plus curieux.

L'homme-contexture n'a eu pour le défendre que les filets qu'il a rédigés de sa propre main et fait insérer dans les journaux entretenus.

Un exemple:

Un de mes amis fait passer un article dans son journal, un article dans la note douce, où M. Larroumet n'était blagué qu'agréablement. C'était un des tendres.

Le lendemain, le rédacteur était appelé dans le cabinet du rédacteur en chef, et on lui signifiait qu'il eût à ne plus jamais s'occuper de M. Larroumet, ni pour l'attaquer, ni pour le défendre, s'il tenait à sa place.

En même temps, la direction faisait passer un filet signé Z où il était dit que les journaux faisaient beaucoup de bruit pour rien et que je devais au contraire m'estimer heureux de me faire tant de réclame à si bon marché.