Puis il se retourna et montrant une cage vide:

—C'est de là que s'est échappé Pacha... le lion qui a tué mon père! En face, mon poney... Je n'en ai plus qu'un... Il a fallu que je fasse abattre l'autre, la pauvre bête, que Pacha avait à moitié étranglé. Maintenant, mon vieux Jean, à part mes serpents, tu as tout vu; à partir d'aujourd'hui, tu es libre d'entrer partout... même dans les cages!

—Je ne dis pas non! riposta Jean.

—Ah! si tu veux, je te prends pour élève... à l'oeil! Dis-donc, sais-tu que tu pourrais plus mal faire! En attendant, c'est convenu, je compte sur toi à partir de demain, pour l'ouverture!

—C'est dit! répondit Jean en serrant la main de son ami.

—Il me reste à te remercier, garçon, ainsi que ta femme, dit Louise, de la bonne soirée que tu viens de nous faire passer... Ce ne sera pas la dernière et tu sais, ajouta-t-elle en lui prenant à son tour la main et en appuyant sur les mots, que chaque fois que tu me feras l'amitié de venir me voir... en voisin... tu me feras plaisir!

—Alors vous me verrez souvent! répliqua François sur le même ton.

Il reconduisit ses hôtes jusqu'à la porte et rentra dans sa caravane.

—Eh bien? demanda-t-il à sa femme, comment les trouves-tu?

—Je n'ai pas changé d'opinion, répondit Amélie tristement.