—Est-ce que vous auriez peur, monsieur la Grandeur? demanda Zézette. Voyons! allez dire bonjour à ces deux aimables personnes, qui vous sourient si agréablement.
Mais comme la Grandeur secouait la tête en ronchonnant, peu soucieux d'aller donner le baiser de paix aux deux fauves:
—Ah! c'est cela, monsieur la Grandeur! je ne me trompais pas. Vous avez peur! Eh bien, il faut au moins que vous vous rendiez utile à quelque chose. Puisque vous ne voulez pas aller au devant de Rachel et de Saïda, ce seront elles qui feront les premiers pas... Regardez bien, monsieur Chausserouge! La barrière vivante!
Par la porte de sortie, on passait deux tabourets que l'enfant disposait tout près des barreaux.
Elle faisait alors monter la Grandeur sur ces piédestaux improvisés, de façon qu'il posât également sur les deux sièges.
Elle retirait ensuite doucement le second tabouret jusqu'au milieu de la cage de façon à ce que l'ours, dont la tête restait face au public, formât une sorte de barrière vivante, puis elle marchait sur les deux lionnes, la cravache haute:
—Sautez, mes belles!
Et les deux fauves, rugissant, répétaient par dessus le dos de la Grandeur l'exercice que leur avait fait exécuter l'instant d'avant François Chausserouge.
—Je suis obligé de me rendre, proclamait alors le dompteur, dès que les applaudissements qui saluaient Zézette avaient cessé, vous êtes plus forte que moi, mademoiselle!
—Quand je vous le disais; mais ce n'est pas tout?