Le pauvre homme n'apercevait pas le danger qu'il y avait à laisser contracter à son fils des habitudes de plaisir et d'intempérance.

Mais peu à peu François se relâcha de ses devoirs. S'il se livrait avec la même ardeur au périlleux exercice de son état, il jugea bientôt indigne de lui de s'adonner comme par le passé aux mille petits détails que nécessite le bon entretien de la ménagerie.

En dehors des heures consacrées au dressage des nouveaux pensionnaires ou aux représentations, il devint impossible d'obtenir de lui le moindre service.

C'eût été déroger.

C'est ce qu'il parvint à persuader à son père, la première fois que celui-ci hasarda une timide observation.

Il parla même de renforcer le personnel, d'engager de nouveaux employés.

—Tant que je serai là, répliqua le vieillard, nous n'aurons pas besoin d'augmenter nos frais déjà si lourds, je suffirai à tout par mon travail et mon active surveillance, mais si je venais à disparaître?...

—Bah! je gagne assez d'argent pour ne pas m'astreindre à une besogne de manoeuvre et de domestique!

—Rien ne vaut l'oeil du maître! Tu te laisseras voler et les animaux en souffriront. Un dompteur doit toujours tenir ses bêtes en haleine.

—J'ai mon fouet et cela suffit! répondait le jeune homme.