Certes, l'Insondable profondeur est un livre à lire.
Et nous l'avons lu, et même avec grande attention.
Bien que l'autobiographie y tienne une grande place, ce n'en est pas moins une œuvre de fiction, et quoi que la plupart d'entre nous soient d'avis qu'elle ne servira guère à démasquer ce qui est déjà démasqué, et à révéler les secrets de Polichinelle, il y aura sans doute bien des gens qui apprendront avec intérêt les trucs et les supercheries d'ingénieux médiums avec leurs masques de gaze, leurs baguettes télescopiques, leurs invisibles fils de soie, avec les étonnants coups qu'ils savent produire par le simple déplacement du muscle long-péronier.
Le livre débute autour du lit de mort de l'Alderman Parkinson.
Le Docteur Josiah Brown, éminent médium, lui donne ses soins et s'évertue à réconforter le brave négociant par la production de coups secs dans le bois de lit.
Mais M. Parkinson, qui désire vivement revenir auprès de Mistress Parkinson, après sa mort, sous une forme matérialisée, ne se tient pour satisfait qu'après avoir obtenu de sa femme la promesse solennelle de ne point se remarier, car à ses yeux, un mariage serait de la vraie bigamie. Après avoir reçu d'elle cette promesse formelle, M. Parkinson meurt, et son âme, au dire du médium, est escortée jusqu'aux sphères par une «troupe d'anges en robes blanches». Tel est le prologue.
Le chapitre suivant a pour titre «Cinq ans après.»
Violette Parkinson, fille unique de l'Alderman, aime Jack Alston, qui est «pauvre, mais intelligent». Mistress Parkinson ne veut pas entendre parler de mariage jusqu'au jour où feu l'Alderman se sera matérialisé et aura donné son consentement formel.
Une séance a lieu, où Jack Alston démasque le médium et fait voir l'imposture du Docteur Brown: ce qui est une sottise de sa part. En effet, il est chassé de la maison par Mistress Parkinson, furieuse, dont la confiance envers le docteur n'est pas le moins du monde ébranlée par cette malencontreuse révélation.
Voilà donc les amants séparés.