Ils débordaient à propos de musique et faisaient des embarras en fait de cérémonies.
La conséquence de tout cela fut que le monde perdit son équilibre, et que depuis lors, il marche d'un pas incertain.
Quel est donc, selon Chuang-Tzù, l'homme parfait? Et de quelle façon vit-il?
L'homme parfait ne fait pas autre chose que de contempler l'univers.
Il n'adopte aucune attitude absolue.
Dans le mouvement, il est comme l'eau. Dans le repos, il est comme un miroir. Et, comme l'écho, il ne répond que quand on l'appelle.
Il laisse les choses extérieures s'arranger à leur gré. Rien de matériel ne lui fait du tort; rien de spirituel ne le punit.
Son équilibre mental lui donne l'empire du monde.
Il n'est jamais l'esclave des existences objectives.
Il sait que de même que les meilleurs propos sont ceux qu'on ne tient jamais, de même la meilleure action est celle qu'on n'accomplit jamais.