Il est passif, et il accepte les lois de la vie.
Il se repose dans l'inaction, et il voit le monde devenir, de lui-même, vertueux.
Il ne tente jamais de «réaliser ses bonnes actions.»
Il ne se dépense jamais en effort.
Il ne se met point en peine de distinctions morales.
Il sait que les choses sont ce qu'elles sont et que les conséquences en seront ce qu'elles seront.
Son esprit est le «miroir de la création» et il est toujours en paix.
Il est évident que tout cela est excessivement dangereux, mais nous devons nous souvenir que Chuang-Tzù vivait il y a plus de deux mille ans et qu'il n'eut jamais l'occasion de voir notre incomparable civilisation.
Et pourtant il pourrait se faire que s'il revenait sur terre, et qu'il nous rendît visite, il eût quelque chose à dire à M. Balfour, au sujet de sa contrainte, et de l'activité avec laquelle l'Irlande est mal gouvernée.
Il sourirait peut-être de certaines de nos ardeurs philanthropiques.