Mais la Mort, qui nous apporte l'affranchissement de tout mensonge qui guérit le cœur quand le médecin échoue, qui réconforte ceux que la vie ne saurait consoler, qui plonge dans le sommeil les gardiens fatigués s'empare du Roi, et prouve qu'il n'est qu'un mendiant, parle, et nous, sourds à la voix de notre créateur, nous écoutons l'appel de notre destructeur, et nous y obéissons. Ne murmurons point contre quoi que ce soit, car c'est chose superflue, si nos maux sont curables, et s'ils résistent à tout remède, c'est chose vaine. Le pis que puisse faire notre plus fort ennemi, c'est de nous ôter la vie, et vraiment c'est ce que peut faire aussi l'ennemi le plus faible.
Ce n'est point de la bonne prose, c'est simplement du vers blanc de qualité inférieure et nous espérons que, dans son prochain roman, M. Coleridge ne nous offrira pas de la poésie de second ordre au lieu de prose harmonieuse.
Certes, que M. Coleridge soit un jeune auteur de grand talent, et très cultivé, on ne saurait en douter, et véritablement, en dépit de l'erreur que nous avons signalée, Démétrius reste un des romans les plus attrayants, les plus agréables, qui aient paru cette saison.
NOTES:
[1] Pall Mall Gazette, 8 août 1887.
Romans Nouveaux[2].
La fiction teutonique, en général, est un peu lourde et très sentimentale, mais Son Fils, de Werner, excellemment traduit par Miss Tyrrell, est vraiment un récit hors ligne.
On en ferait une pièce de premier ordre.
Le vieux comte Steinrück a deux petits-fils, Raoul et Michel.