Ce dernier est élevé comme un fils de paysan, cruellement traité d'ailleurs par son grand-père, et par le paysan aux soins duquel il a été confié, sa mère, la comtesse Steinrück, ayant épousé un aventurier qui est joueur.
Il est le rude héros du récit, le Saint Michel de cette guerre contre le mal, qu'est la vie, tandis que Raoul, gâté par son grand-père et par sa mère, une Française, trahit son pays et ternit son nom.
A chaque pas dans le récit, ces deux jeunes gens entrent en collision.
C'est une guerre entre caractères, un heurt entre individualités.
Michel est fier, austère et noble; Raoul est faible, charmant et mauvais.
Michel a le monde contre lui et il triomphe; Raoul a le monde de son côté et il succombe.
C'est un récit plein de mouvement et de vie, et la psychologie des personnages se manifeste par l'action, non par l'analyse, par des faits, non par la description.
Bien qu'elle remplisse trois forts volumes, cette histoire ne nous fatigue pas.
Elle a de la vérité, de la passion, de la force, et on ne saurait demander mieux à la fiction.