et le domestique obéit en disant Achcha! Achcha!
Quand nous sommes invités à écouter le «Vina et le tambour» et qu'on nous parle d'ekkas, de Byragis, de hamals, de Tamboora, tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'à de tels Ghazals nous ne sommes point en mesure de dire Shamash ou Afrin.
En poésie anglaise, on n'a pas besoin
de chaktis pour les pieds de Jasams pour ceindre les coudes, de gote, et de har de Bala et de mala.
Cela n'est pas de la couleur locale, mais de la décoloration locale; cela ne rend nullement la scène plus vivante, cela ne met pas l'Orient dans une lumière plus claire devant nous.
C'est simplement un ennui pour le lecteur, et une erreur de la part de l'écrivain.
Il est peut-être difficile à un poète de trouver des synonymes anglais pour des expressions asiatiques, mais la chose fût-elle même impossible, le devoir du poète n'en est pas moins de les trouver.
Nous regrettons qu'un homme érudit et cultivé, tel que sir Arnold, se soit rendu coupable d'une véritable trahison contre notre littérature.
Sans cette erreur, son livre, sans être le moins du monde une œuvre de génie, ou même de haut mérite littéraire, aurait encore possédé une valeur durable.
En somme, sir Edwin Arnold a traduit Saadi, et il faut que quelqu'un traduise sir Edwin Arnold.