Ils sont devenus pour ainsi dire les marionnettes d'une comédie, ils peuvent nous remplir de terreur, d'horreur ou d'étonnement, mais ils ne nous font aucun mal. Ils n'ont pas de rapport direct avec nous. Nous n'avons rien à redouter de leurs personnes. Ils sont entrés dans le monde de l'art et de la science, et l'art non plus que la science ne s'occupent d'approuver ni de désapprouver les mœurs. Peut-être un jour en sera-t-il ainsi pour l'ami de Charles Lamb. Maintenant je sens bien qu'il est un peu trop près de nous pour être traité avec cet esprit de curiosité fine et désintéressée, qui a inspiré à M. John Addington Symonds, Miss A. Mary F. Robinson, Miss Vernon Lee et autres distingués écrivains, de si charmantes études sur les grands criminels de la Renaissance. L'art toutefois ne l'a pas oublié. Il est le héros du conte de Dickens «Aux Abois», le Varney de la «Lucrèce» de Bulwer. Ainsi la fiction, c'est un plaisir de le constater, a rendu hommage à celui qui s'était montré si puissant «avec la plume, le crayon et le poison». Or il n'est pas d'acte plus important que d'inspirer une fiction.
Le Critique Artiste
avec quelques remarques
sur l'importance
de ne rien faire.
Personnages: Gilbert et Ernest.
Scène: La bibliothèque d'une maison de Piccadilly,
donnant sur Green Park.