Les mains tendues avec force, je luttai pour l'arracher de mon front saignant, mais ce fut en vain, et avec un cri de douleur, auquel les étoiles pâlirent avant l'instant qui leur était assigné, je m'éveillai enfin, et vis l'aube craintive, avancer sa face grise pour regarder dans les ténèbres de ma chambre, et j'aurais cru que ce n'était là qu'un vain rêve, sans cette douleur qui sans trêve me ronge le coeur, et sans les blessures rouges que les épines ont faites à mon front.


FRAGMENTS EN PROSE

LETTRES AU DAILY CHRONICLE SUR LA VIE DE PRISON

Le cas du gardien Martin. Quelques cruautés de la vie de prison. (28 mai 1897)