Parfois, il se cachait la tête dans les mains, ce qui était défendu par le règlement de la chapelle.
Alors un coup donné sur sa tête par le gardien lui rappelait qu'il devait avoir constamment les yeux dirigés vers la table de la communion.
Parfois il se mettait à pleurer,—sans causer de désordre—mais les larmes ruisselaient sur sa figure, avec des secousses hystériques à la gorge.
On bien il se mettait à rire tout seul d'un air idiot, à faire des grimaces.
Plus d'une fois, on le renvoya de la chapelle à sa cellule, et naturellement, il était sans cesse puni.
Comme le banc, sur lequel j'étais ordinairement assis à la chapelle, était juste derrière le banc au bout duquel ce malheureux était placé, j'eus l'occasion de l'observer à loisir.
Je le voyais sans cesse à l'exercice, je le voyais devenir fou, et on le traitait comme un simulateur.
Samedi de la semaine dernière, vers une heure, j'étais dans ma cellule, occupé à nettoyer et polir la vaisselle de fer-blanc qui m'avait servi à dîner.
Je fus tout à coup surpris en entendant le silence de la prison interrompu par les cris les plus horribles, les plus révoltants, ou plutôt par des hurlements.
Ma première pensée fut qu'on était en train d'abattre, d'une main maladroite, un taureau on une vache, en dehors de l'enceinte de la prison.