Ils meurent aisément d'inanition.

Une carte-lettre, quatre fois par an, ce n'est pas assez pour faire vivre les affections plus douces et plus humaines, grâce auxquelles, en définitive la nature est entretenue dans un état qui la rende accessible aux influences du bien et du beau qui peuvent sauver une vie naufragée et ruinée.

Il faudrait supprimer l'habitude de mutiler et d'expurger les lettres.

Présentement, si dans une lettre, un détenu se plaint du système de la prison, cette partie de la lettre est coupée avec une paire de ciseaux.

Si d'autre part il formule quelque plainte quand il s'entretient avec ses amis à travers les barreaux de la cage, ou l'ouverture de la caisse de bois, il est malmené par le gardien, et inscrit au rapport pour une punition chaque semaine jusqu'à l'époque de la visite suivante.

On compte bien que dans l'intervalle il aura appris, non point la sagesse, mais la ruse, et cela s'apprend toujours.

C'est une des rares choses qu'on apprend en prison.

Malheureusement les autres choses sont de plus grande importance en certains cas.

S'il m'est permis de dépasser les bornes, puis-je dire ceci?

Vous avez demandé dans votre article de tête qu'on ne permette à aucun aumônier de prison d'avoir aucune charge, aucun emploi en dehors de la prison même. Mais c'est là une affaire sans aucune importance.