Madame Marcelle reparut au salon, à peine avais-je décidé Mérédith à substituer à ses fines chaussures de grosses pantoufles de repos.
Elle paraissait fort gaie, milady, plus rieuse et plus taquine que d'ordinaire, mais elle semblait à son habitude se soucier fort peu de Mérédith.
Après le dîner, où lord William ne manqua pas de faire apporter du Champagne pour boire à la guérison de son neveu, le rival de lord Elgin s'endormit dans son fauteuil, tandis que madame Marcelle, au piano, jouait des polonaises et des berceuses de Chopin, son maître favori.
Mérédith fumait silencieusement. Accoudé sur le Pleyel, je tournais les feuillets, échangeant de temps en temps un mot avec la musicienne.
Sur les onze heures, lord William se réveilla et donna le signal de la retraite.
Nous montâmes Mérédith au deuxième étage, éclairés par madame Marcelle qui me recommanda, notre chambre n'ayant pas de sonnette, de frapper au plancher si Mérédith avait besoin de quoi que ce fût.
—Ma chambre est immédiatement sous celle-ci et je préviendrai les domestiques, car malheureusement, Jeanne, ma femme de chambre, qui couche habituellement dans mon cabinet de toilette, est en congé jusqu'à demain soir.
J'aidai Mérédith à se coucher, et, une fois les lumières éteintes, je ne tardai pas à m'endormir.
Quand je m'éveillai, il faisait une nuit noire et sans lune.
Je frottai une allumette pour consulter ma montre.