Il faut que je vous dise que le père et la mère de Cyril étaient tous les deux morts. Ils s'étaient noyés dans un épouvantable accident de yacht près de l'île de Wight.
Son père avait été dans la diplomatie et avait épousé une fille, la fille unique en fait, du vieux lord Crediton qui devint le tuteur de Cyril après la mort de ses parents.
Je ne crois pas que lord Crediton se souciât beaucoup de Cyril. En fait, il n'avait jamais pardonné à sa fille d'épouser un homme qui n'avait pas de titre.
C'était un étrange aristocrate de la vieille roche, qui jurait comme un marchand de pommes frites et avait les manières d'un fermier.
Je me souviens de l'avoir vu une fois un jour de distribution des prix. Il gronda contre moi, il me donna un souverain et me dit de ne pas devenir un «sacré radical» comme mon père.
Cyril avait très peu d'affection pour lui et n'avait pas de plus grande joie que de venir passer la plus grande partie de ses congés avec nous en Écosse.
En réalité, ils ne s'accordaient jamais ensemble.
Cyril le considérait comme un ours et il jugeait Cyril efféminé.
Il était efféminé, je veux bien, en certaines choses, quoiqu'il fût un excellent cavalier et un tireur de première force. En fait, il obtint les fleurets d'honneur avant de quitter Eton. Mais son attitude était très molle.
Il n'était pas médiocrement vain de sa bonne mine et avait une répugnance extrême pour le foot ball.