morne et insensible.

Chante, chante encore! O Niobé emplumée, tu

peux donner de la beauté à la douleur, et dérober

à la joie ses accents les plus mélodieux, tandis que

nous autres, nous n'avons que le silence mort et

sans voix pour guérir nos plaies trop découvertes,

et ne savons que tenir la souffrance emprisonnée

en nos coeurs, que tuer le sommeil sur l'oreiller.

Chante encore plus fort, pourquoi faut-il que je

revoie la face lasse et pâle de ce Christ abandonné,