dont jadis mes mains ont tenu les mains sanglantes,

dont si souvent mes lèvres ont baisé les lèvres

meurtries, et qui maintenant muet, misérable en

son marbre, reste seul dans sa demeure déshonorée,

et pleure, sur moi peut-être.

O mémoire, dépouille ton enveloppe enguirlandée,

brise ton luth aux sons rauques, ô triste Melpomène;

ô souffrance, souffrance, reste close en ta

cellule fermée; et ne double point de tes larmes cette

limpide Castalie! Tais-toi, tais-toi, triste oiseau, tu