messagère de juin,
seul, un pâle narcisse reste là, tout apeuré, tapi
dans un coin d'ombre, où des violettes, presque inquiètes
de leur propre beauté, se refusent à regarder
face à face l'or du soleil, par effroi d'une trop forte
splendeur. Ah! c'est bien là, ce me semble,
—que viendraient se poser les pieds de Perséphoné,
quand elle est lasse des prairies sans fleurs
de Pluton,—là que danseraient les adolescents
arcadiens, là qu'un homme pourrait trouver le mystère