1677. Les Français enlèvent de vive force aux Hollandais l’île de Gorée et les comptoirs de Rufisque, de Portudal et de Joal. Le traité de Nimègue (10 août 1678) les confirme dans cette possession.
1681. La Compagnie d’Afrique, ruinée par les pertes éprouvées durant la guerre contre les Hollandais, se voit réduite à céder tous ses droits et possessions à une nouvelle Compagnie, formée sous le nom de Compagnie du Sénégal, côte de Guinée et d’Afrique. Par arrêts du roi en date des 12 septembre 1684 et 6 janvier 1685, l’étendue de sa concession fut limitée entre le cap Blanc et Sierra Leone, et elle prit dès lors le nom de Compagnie du Sénégal.
1694. La Compagnie du Sénégal est obligée de vendre à une nouvelle Compagnie tous ses privilèges et toutes ses possessions.
Celle-ci, formée sous le nom de Compagnie royale du Sénégal, cap Nord et côte d’Afrique, reçoit ses lettres patentes, en mars 1696, qui fixent la durée de son privilège à trente ans.
1699. Construction du fort Saint-Joseph, près de Dramané (Kaméra), enlevé en 1701 par les eaux, rebâti, puis brûlé le 23 décembre 1702 par les naturels révoltés.
1709. La Compagnie royale du Sénégal, cap Nord et côte d’Afrique, accablée de dettes et de procès, est forcée par l’autorité royale de céder tous ses privilèges à la Compagnie du Sénégal. La vente est approuvée par un arrêt du Conseil d’État en date du 18 mars, et la nouvelle Compagnie reçoit ses lettres patentes le 30 juillet.
1713. Le fort Saint-Joseph est reconstruit à Makhana.
1715. Construction du fort Saint-Pierre de Kaïnoura sur la rive gauche de la Falémé, affluent méridional du Sénégal.
1717. Cession de Portendic aux Français par les Maures du Sénégal ; la convention signée à la Haye, le 13 janvier 1727, confirma les Français dans cette possession.
1718. Par acte de vente passé le 15 décembre 1718 et approuvé par un arrêt du Conseil d’État du 10 janvier 1719, la Compagnie des Indes achète de la Compagnie du Sénégal tous ses droits, concessions, privilèges, établissements, forts et comptoirs. Le roi déclara en sa faveur ce privilège perpétuel et y comprit les côtes situées entre Sierra Leone et le cap de Bonne-Espérance, dont la concession avait été faite en 1685 à la Compagnie de Guinée.