[5] Ibsen. John-Gabriel Borckman.

[6] Ibsen. Brand.

[7] Hedda Gabler.

[8] Le petit Eyolf.

[9] Quand nous nous réveillerons d'entre les morts.

[10] Ibsen.

[11] Ibsen, Maison de poupée.

[12] Ibsen. Rosmersholm.

[13] On reproche à Ibsen d'abuser, dans ses pièces, des suicides. Dans le théâtre, le suicide est un moyen banal pour se débarrasser des personnages qui gênent. Mais il faut remarquer que le nombre des suicides est fort élevé en Scandinavie. Le Danemark présente le chiffre de 264 suicides, la Norvège de 74,5 et la Suède de 84, par million (Emile Durkheim, le Suicide). Après la première d'Hedda Gabler à Christiania, une jeune fiancée de dix-huit printemps se donna la mort pour «mourir en beauté». Les Scandinaves aiment à citer les vers de Shelley:
«The good die first
And those whose hearts are dry as summer dust,
Burn to the socket!»
Les bons meurent les premiers et ceux dont le coeur est sec comme la poussière d'été se consument jusqu'au bout (Alastor ou le génie de la solitude).
Les anciens Scandinaves avaient horreur de la mort naturelle, la mort sur la paille, Stvaadaed, suivant l'énergique expression de leur langue. D'après leur dogme religieux, nul n'était admis dans le Valhalla, s'il n'était mort de mort violente. Ceux qui n'avaient pu succomber glorieusement sur le champ de bataille se tuaient ou se faisaient tuer. Un genre de mort qu'ils choisissaient volontiers, c'était la pendaison, Hadding se pend en présence du peuple assemble. Signé se pend avec les jeunes vierges, ses compagnes, pour suivre Hagbart, son fiancé, dans la tombe. D'autres se précipitaient du haut d'un rocher. On montre encore aujourd'hui, en Suède, quelques-uns de ces rochers que d'antiques suicides ont rendus célèbres. Certains héros, surtout ceux qui s'étaient illustrés dans les expéditions maritimes, comme Sigurd King, par exemple, montaient sur leur vaisseau après y avoir mis le feu et le lançaient à pleines voiles à travers les flots. Le culte des morts et les soins donnés aux tombes sont très touchants en Norvège: lors des enterrements tout le voisinage se réunit dans la maison mortuaire pour chanter des cantiques et accompagner le corps au champ de repos.

[14] Ibsen. Rosmersholm: Rébecca West.