[Note 1: Aubery, docteur medecin, en son Traicte des bains de
Bourbon-Lancy et Archambauld
.]

"Le jour qu'Alexandre de Medicis, duc de Florence, fut tue en sa chambre, et de la main de Laurent de Medicis, son cousin, l'an 1537, dit Goulart, d'apres le supplement de Sabellic, en saison d'hiver, le verger et le jardin de Cosme de Medicis, son successeur, reverdit et florit, tous les autres vergers et jardins dedans et dehors la ville de Florence demeurant en leur estat, selon la saison."

Goulart raconte, d'apres Curoeus[1], que "Le dixiesme jour de septembre l'an 1513, Jacques, quatriesme de ce nom, roy d'Escosse, ayant embrasse le parti de France, s'esleva contre l'Angleterre, et la querelle s'eschauffa tellement qu'il y eut bataille donnee en laquelle le roy Jaques et la fleur de la noblesse d'Escosse mourut sur le champ. Lors y avoit un gentilhomme escossois serre fort estroitement en prison a Londres, lequel dit tout haut, plusieurs l'oyans quelques heures avant la bataille: Si les deux armees (angloise et escossoise) combattent aujourd'hui, je scay pour certain que le roy mon seigneur sera le plus foible. Car je remarque en ce conflict et tourbillon des vents en l'air, que les vents sont merveilleusement contraires a l'Escosse. Ceste parole ne fut pas sans raison et sans evenement: car il est certain que les anges conservateurs des estats publics et de l'ordre establi de Dieu combattent fermement contre les esprits malins qui prennent plaisir aux meurtres, et au renversement du bon ordre que le seigneur aprouve, comme on lit en l'histoire de Perse, ou l'ange raconte a Daniel que par longue espace de temps il a reprime le malin esprit, lequel incitoit les Grecs a aller ruiner la monarchie persique."

[Note 1: Annales de Silesie.]

"Il y a en Norwege, dit Ziegler[1], un lac nomme le lac de Mos, dans lequel (sur l'instant du changement es affaires publiques) aparoit un serpent de longueur incroyable. L'an 1522, on y en vid un, lequel avoit, autant que plusieurs presumerent, cinquante brasses de longueur. Peu de temps apres le roi Christierne second fut chasse de son royaume."

[Note 1: Description de Scondie, cite par Goulart, Thresor d'histoires admirables.]

"Les peuples septentrionaux, ajoute Goulart, d'apres Olaus[1], disent que les poissons monstrueux et non gueres vus, venans a paroir en leur mer sont presages infaillibles de grands troubles par le monde."

[Note 1: Olaus, au liv. XXI, ch. I.]

Cardan[1] rapporte que "L'an 1554, les pescheurs de Genes tirerent de la mer une teste de poisson de grandeur prodigieuse, car on conta du fond de la gorge au bout du museau dix-neuf pas. L'annee suivante, les Genois perdirent l'isle de Corse."

[Note 1: Au LXXIVe chap. du XIVe livre de la Diversite des choses.]