Sommaire.—Les Galls et les Kimris avant la conquête de Jules César.—La Prostitution ne pouvait avoir chez eux une existence régulière et permanente.—De quelle manière les Germains traitaient les femmes convaincues de s’être prostituées.—Le mariage chez les Celtes.—Sénat féminin.—Supériorité accordée au sexe féminin par les Gaulois.—Épreuve de la paternité suspecte.—Le Rhin juge et vengeur du mariage.—Vie privée des femmes gauloises.—Principes régulateurs de leur conduite.—La vertueuse Chiomara.—Tribunal de femmes chargé de juger les causes d’honneur et de prononcer sur les délits d’injures.—Horreur des Germains et des Gaulois pour les prostituées.—L’hospitalité chez les Gaulois.—Druidisme, druides et druidesses.—Les femmes de l’île de Mona.—Les divinités secondaires des Gaulois.—Les fées.—Les ogres, les gnomes, les ondins, etc.—Théogonie gauloise.—La déesse Onouava.—L’œuf de serpent.—Le dieu Gourm.—La déesse de l’amour physique.—Le dieu Maroun.—Les mairs ou nornes.—Mœurs des dieux gaulois.—Les Gaurics.—Les Sulèves.—Les Thusses et les Dusiens.—Les incubes et les succubes.—Histoire de la belle Camma.—Dévouement d’Éponine à son mari Sabinus.—Mœurs dissolues des Gaulois.—Conquête de la Gaule par Jules César.—Destruction du druidisme et des druides.—Le paganisme dans les Gaules.—La Prostitution chez les Gallo-Romains.—Divinités du paganisme que les Gaulois choisirent de préférence pour remplacer Teutatès.—Corruption sociale des races celtiques.—La courtisane Crispa.—Invasion des Francs.—Pureté de mœurs de la nation franque.—La loi salique.

[CHAPITRE II.]

Sommaire.—Les Francs.—Les femmes libres et les serves.—Condition des ingénues ou femmes libres franques.—Condition des femmes serves.—La Prostitution légale n’existait pas chez les Francs.—Les concubines.—Vie privée des femmes libres.—La Prostitution sacrée était inconnue des Francs.—Débauches religieuses du mois de février.—Origine de la fête des Fous.—Les stries ou sorcières.—L’hospitalité franque.—Condition des femmes veuves.—Prix de la virginité d’une Burgonde libre.—La pièce de mariage.—Loi protectrice de la pudeur des femmes.—Sorcière et mérétrice.—Valet de sorcière et faussaire.—Le code de Rotharis.—Chouette et corneille.—L’attentat capillaire, l’attouchement libertin et les violences impudiques.—Le marché de Prostitution.—Rigueur de la loi des Ripuaires contre les auteurs de violences impures envers les femmes.—Les deux degrés du supplice de la castration.—Lois des barbares contre l’adultère.—Loi du Sleswig concernant l’inceste.—Jurisprudence des barbares, en matière de Prostitution.—Décret de Récarède, roi des Wisigoths.

[CHAPITRE III.]

Sommaire.—Les Francs, vainqueurs des Gaules, ne subirent pas l’influence de la corruption gallo-romaine.—Conversion de Clovis.—Formation de la société française.—État de la Prostitution sous les Mérovingiens.—Les gynécées.—La Prostitution concubinaire.—Portrait physique et moral des Francs.—Divinités génératrices des Francs.—Fréa ou Frigga, femme de Wodan.—Liber et Libera.—État moral des Francs après leur conversion au christianisme.—Les nobles.—Les plébéiens.—Efforts du clergé gaulois pour moraliser les Francs.—Condition des femmes franques.—Les mariages saliques.—Le présent du matin.—Abaissement volontaire des Franques vis-à-vis de leurs maris.—La quenouille et l’épée.—Multiplicité des alliances concubinaires sous les rois de la première race.—Tolérance forcée de l’Église au sujet des servantes concubines.—Les différents degrés d’association conjugale.—Le demi-mariage et le mariage de la main gauche.—État de la famille en France.—Les bâtards de la maison.—Description d’un gynécée franc.—Origine des sérails du mahométisme.—Les gynécées des Romains de l’empire d’Orient.—Gynécées des rois mérovingiens et carlovingiens.—Capitulaires de Charlemagne.—Des différentes catégories de gynécées.

[CHAPITRE IV.]

Sommaire.—Débordements concubinaires des rois francs.—Clotaire Ier.—Ingonde et Aregonde.—Incontinence adultère de Caribert, roi de Paris.—Marcoviève et Méroflède.—Caribert répudie sa femme Ingoberge.—Theudechilde.—Les frères de Caribert.—Gontran, roi d’Orléans et de Bourgogne.—Chilpéric, roi de Soissons.—Audowère.—Frédégonde.—Galeswinde.—Dagobert Ier.—Pépin et sa concubine Alpaïs.—Meurtre de saint Lambert par Dodon, frère d’Alpaïs.—Mœurs dissolues de Bertchram, évêque de Bordeaux.—Brunehaut.—Charlemagne.—Ses concubines Maltegarde, Gersuinde, Régina et Adallinde.—Ses filles.—Le cartulaire de l’abbaye de Lorsch.—Légende des amours d’Éginhard et d’Imma, fille de Charlemagne.—Capitulaire de Charlemagne concernant les complices de la Prostitution.—Origine des fonctions du prévôt de l’hôtel du roi et de l’office du roi des ribauds.—Recherches minutieuses des individus suspects et des prostituées ordonnées par Charlemagne.—Châtiment infligé aux femmes de mauvaise vie et à leurs complices.—Les juifs, courtiers de Prostitution.—Le pied de roi.—Dissertation sur la stature de Charlemagne.—Légende de la femme morte et la pierre constellée.—Le capitulaire de l’an 805.—Les hommes nus.—Les mangones et les cociones.—Les maquignons.—Légende de saint Lenogésilus.—Les successeurs de Charlemagne.—Louis-le-Débonnaire.—L’épreuve de la croix.—L’épreuve du congrès.—L’impératrice Judith.—Theutberge, femme de Lothaire, roi de Lorraine, accusée d’inceste.—Le champion ou vicaire de Theutberge sort triomphant de l’épreuve de l’eau chaude.—Theutberge, justifiée, est traduite devant un consistoire présidé par Lothaire.—Elle s’accuse, puis rétracte ses aveux.—Le concile de Metz.—Lothaire est excommunié.—Sacrilége de Lothaire.—Sa mort.

[CHAPITRE V.]

Sommaire.—Lettre de saint Boniface au pape Zacharie, sur l’état moral des couvents dans les temps mérovingiens.—Règle de saint Colomban.—Les évêchesses.—Principale cause des excès de la vie monastique.—Influence des mœurs cléricales sur celles des laïques.—Le clergé séculier.—Les enfants de Goliath.—Testament de Turpio, évêque de Limoges.—Les moines de Moyen-Moutier et de Senones.—L’eunuque Nicétas.—Mission délicate de l’abbé Humbert, abbé de Moyen-Moutier.—L’âme de Gobuin, évêque de Châlons.—Efforts du pape Grégoire VII pour ramener l’Église de France au respect des mœurs.—Sa lettre aux évêques.—Les turpitudes de la vie cléricale sont le thème favori de tous les artistes et des littérateurs de cette époque.—Dépravation générale.—L’an 1000.—Unanimité des écrivains d’alors sur la dépravation profonde de l’état social.—La sodomie fut le vice le plus répandu dans toutes les classes de la population.—L’anachorète allemand.—Le petit-fils de Robert-le-Diable.—Les Normands.—Influence de leurs mœurs sur les peuples qu’ils conquéraient.—Comment Emma, femme de Guillaume, duc d’Aquitaine et comte de Poitiers, se vengea de sa rivale, la vicomtesse de Thouars.—De quelle manière Ebles, héritier du comte de Comborn, tira vengeance de son oncle et tuteur Bernard.—Les Pénitentiels.—Faits concernant les actes du mariage.—Faits relatifs à l’inceste,—à l’infanticide et aux avortements,—aux péchés contre nature,—au crime de bestialité.—Procès criminel intenté à Simon par Mathilde sa concubine.—Fornicatio inter femora.—Reproches du poëte Abbon à la France, sur ses vices.—Reproches de Pierre, abbé de Celles, à Paris, sur sa corruption.

[CHAPITRE VI.]