Antoine de Brouilli, marquis de Piennes. (Ne s'est point trouvé dans Moréri.)
Jean, marquis de Pompadour, fils de Léonard-Philibert, vicomte de Pompadour, chevalier des ordres en 1633.
Henri de Baylens, marquis de Poyanne. (Ne s'est point trouvé dans Moréri.)
Jacques Esthuer, comte de La Vauguyon, marquis de Saint-Mégrin, fils de Louis de Esthuer de Caussade, comte de Saint-Mégrin.
Jean du Bouchet, marquis de Sourches. La baronnie de Sourches fut érigée en sa faveur en marquisat l'an 1652.
Nicolas-Joachim Ronault, marquis de Gamaches, fils de Nicolas Ronault, en faveur de qui la terre de Gamaches fut érigée en marquisat en 1620.
René-Gaspard de La Croix, marquis de Castries, fils de Jean de La Croix, comte de Castries, mort en 1632.
DEUXIÈME NOTE,
qui se rapporte à la page 101.
Tous les commentateurs, dit M. Aimé Martin, se sont étonnés de la hardiesse de Molière. Sa remarque s'applique à cette phrase de l'auteur, dans la scène 1re de l'Impromptu de Versailles: «Comme dans les comédies anciennes on voit toujours un valet bouffon qui fait rire les auditeurs, de même dans toutes nos pièces de maintenant il faut toujours un marquis ridicule qui divertisse la compagnie.» «Aucun, continue M. Aimé Martin, n'a deviné le but de ces attaques. En effet Louis XIV, laissant tourner la noblesse en ridicule, offre un spectacle singulier, et qui semble en contradiction avec la fierté de son caractère; mais la contradiction n'est qu'apparente, et nous retrouvons ici la grande idée politique qui inspira toutes les actions de son règne. Témoin des troubles de la Fronde, victime des excès des grands, il sentit de bonne heure la nécessité de les soumettre, et il le fit. Cependant l'ancien souvenir de leur puissance vivait encore parmi le peuple; et peut-être, comme sous la régence de Médicis, ils auraient trouvé des secours dans les provinces contre le roi lui-même. Louis XIV voulut leur ôter cette dernière ressource, et Molière servit ses projets en égayant le peuple aux dépens de ceux mêmes que jusqu'alors il avait craints et honorés. On sait que plusieurs fois Louis désigna à Molière les caractères qui pouvaient le plus frapper la multitude. C'est ainsi que les grands perdirent peu à peu leur influence, c'est-à-dire qu'ils partagèrent les plaisirs de la cour, et cessèrent de la menacer. Sans doute cette politique fut poussée trop loin; car le roi diminuait sa puissance en affaiblissant trop celle de la noblesse. Mais ce n'est point ici le lieu d'examiner cette grave question; il me suffit d'avoir essayé d'expliquer les raisons qui portèrent Louis à protéger les attaques que Molière renouvela, toujours avec succès, dans le Misanthrope, le Bourgeois gentilhomme, Georges Dandin, etc.»
Je crains bien que M. Aimé Martin n'ait voulu expliquer par un système tout entier d'imagination, une assertion tout-à-fait imaginaire elle-même. Je suis obligé d'attaquer et le système et la supposition sur laquelle il se fonde, parcequ'il en résulterait que Louis XIV, au lieu de faire servir à son despotisme l'organisation de sa maison et de sa cour, comme je le crois, aurait interrompu le système établi par François Ier, qui voulut faire servir l'organisation de la cour au gouvernement de la nation.