La radiation des émigrés sur les états de rentes dues par le trésor public[91];

Le brûlement des titres de noblesse gardés dans les dépôts publics des départemens[92];

La désignation des femmes et enfans des émigrés pour otages[93];

Les massacres des 2, 3, 4 septembre 1792[94].

Durant la convention:

La mise en vente du mobilier des émigrés[95];

Enfin le bannissement des émigrés à perpétuité, et la peine de mort en cas d'infraction de leur ban[96];

Décret qui règle les formalités à suivre pour le séquestre des biens meubles et immeubles des émigrés[97];

Décret qui suspend la vente de l'immobilier des émigrés, jusqu'à ce que le mode de la vente ait été décrété[98].

Les deux premiers actes qui concernent la noblesse, savoir: l'abolition des droits seigneuriaux et l'abolition des corvées, ne sont que les accessoires et les conséquences des abolitions prononcées le 4 août; et même l'abolition des corvées et leur représentation en argent n'est qu'une conséquence de l'égale répartition des charges publiques votées par les cahiers de la noblesse et décrétées le 4 août. Ces actes étaient donc conformes à l'intérêt et à l'esprit national; ils subsisteront et seront hors d'atteinte tant que la volonté nationale sera comptée pour quelque chose.