Élien (liv. II, chap. 10) rapporte que Timothée eut un bonheur si rare dans tous les siéges qu’il entreprit, qu’on imagina de le peindre endormi, ayant à la main un filet où la fortune poussait les villes. On ne sait si c’est la flatterie ou l’envie qui avait suggéré l’idée de ce tableau.
On trouve plutôt le mal que le bien.
On cherche le bien sans le trouver, disait Démocrite; on trouve le mal sans le chercher.
Il faut faire le bien pour lui-même.
C’est une maxime de Confucius, passée en proverbe, pour signifier que le bien ne doit pas être fait en vue de quelque récompense, mais qu’il doit être une œuvre désintéressée et toute du cœur.
BIENFAIT.—Rien ne vieillit plus vite qu’un bienfait.
Rien ne s’oublie plus vite qu’un bienfait. Je ne sais si c’est Isocrate ou Aristote qui a dit le premier le mot suivant, attribué à l’un et à l’autre: «On n’a jamais vu de bienfait parvenir à l’extrême vieillesse.»—Le poëte Stésichore a fait sur le même sujet un beau vers dont voici la traduction:
Le bienfait disparaît avec le bienfaiteur.
Un bienfait n’est jamais perdu.