Proverbe fort ancien, qui se trouve dans le petit lexique de l’ancienne langue bretonne, à la suite des origines gauloises de Boxhornius: Nid rhaid dangos diriaid i gwn.—Le chien est doué d’un instinct merveilleux qui le tient constamment en garde contre les hommes capables de nuire ou de faire du mal à son maître. Il les connaît aux vêtements, à la physionomie, à la voix, à la démarche, aux gestes. Il semble même qu’averti par l’odorat, il les devine avant de les apercevoir. De là ce proverbe, dont le sens est qu’il n’est pas besoin de signaler à un homme habile et vigilant les piéges qu’il doit éviter.

Bon chien chasse de race.

Les enfants tiennent ordinairement des inclinations et des mœurs de leurs parents. Ce proverbe, appliqué à un homme, s’emploie en bonne et en mauvaise part; appliqué à une femme, il se prend toujours en mauvaise part.

Qui veut noyer son chien, l’accuse de la rage.

On trouve aisément un prétexte quand on veut quereller ou perdre quelqu’un.

Chien hargneux a toujours l’oreille déchirée.

Il arrive toujours quelque accident aux gens querelleurs.

Battre le chien devant le lion.

C’est châtier le faible devant le fort, ou le petit devant le grand, pour une faute que l’un et l’autre ont commise. Ma fille, disent les Turcs, c’est à vous que je parle, afin que ma bru me comprenne.