On dit aussi: Faire un velours, par allusion à Faire un cuir; mais les puristes ne confondent pas ces deux façons de parler. Il y a cette différence entre le cuir et le velours, que le premier marque une liaison rude, et le second une liaison douce. Il va-t-à Paris est un cuir; Il va-z-à Paris est un velours.

Faire du cuir d’autrui large courroie.

C’est être fort libéral du bien des autres, le dépenser mal à propos. Expression fort ancienne dans notre langue, car elle se trouve dans ces vers d’Hélinand, poëte qui vivait sous Louis VII:

Faire son preu (profit) d’autruy dommage
Et d’autruy cuir larges correies.

Plaute a dit: De meo tergo degitur corium, le cuir est pris de mon dos, pour signifier: c’est à mes risques et périls qu’on fait la chose.

CUIRASSE.Trouver le défaut de la cuirasse.

C’est-à-dire le côté faible, le point vulnérable d’une personne ou d’une chose. On disait autrefois, au propre: Le défaut de la cuirasse, pour signifier l’endroit où la cuirasse défaillait, manquait, et laissait à découvert une partie du corps dans laquelle on pouvait enfoncer le poignard.

Petite cuisine agrandit la maison.

La modération ou l’économie dans les dépenses de table enrichit une maison.