Lorsque ces préservatifs contre le sortilége n’avaient pas été assez efficaces, on perçait un tonneau de vin blanc dont on n’avait encore rien tiré, et on fesait passer dans l’anneau nuptial le premier vin qui en coulait.—On usait aussi de plusieurs pratiques religieuses, indiquées dans quelques rituels, pour guérir les hommes froids et maléficiés, homines frigidos et maleficiatos.

Le père Théophile Raynaud a écrit sérieusement qu’il était permis, en ce cas, de renouveler le mariage qu’on avait contracté, et il en cite plusieurs exemples. Cependant l’Église condamna formellement cette folle idée qui s’était accréditée.

AILE.Tirer pied ou aile de quelqu’un ou de quelque chose.

C’est en tirer de manière ou d’autre au moins une partie de ce qu’on prétend en avoir.

Expression métaphorique que l’on croit être prise du tir de l’oie.

On donne à ce jeu cruel, qui se pratique dans nos villages, une origine très ancienne et très singulière. Il fut, dit-on, institué par les Gaulois, en mémoire du revers que fit éprouver aux soldats de Brennus la vigilance de l’oiseau gardien du Capitole. Si le fait est vrai, il peut être cité comme modèle de la vengeance la plus persévérante qu’il y ait jamais eu. Mais il faut avouer qu’il eût mieux valu amnistier l’innocente parenté des oies romaines, qui, après tout, n’avaient fait que leur devoir.

En avoir dans l’aile.

Cette expression est une allusion à l’état d’un oiseau blessé à l’aile, qui ne peut plus voler. Elle s’emploie en parlant d’une personne amoureuse à qui sa passion ne permet plus de voltiger, ou d’une personne qui a éprouvé quelque disgrâce.

En avoir dans l’aile, se dit encore pour signifier: Être dans la cinquantaine. En ce sens, l’expression est une allusion homonymique du mot aile à la lettre numérale L, qui signifie cinquante dans le système des chiffres romains, dont voici l’explication: