Les Latins se servaient de l’expression latinè loqui, parler latin, à laquelle ils attachaient le même sens.

Parler français signifie aussi parler avec autorité, d’un ton menaçant; et il n’est pas besoin de remarquer que cette nouvelle acception n’a pas été fondée sur le caractère de la langue, mais sur celui du peuple qui la parle.

FRANCOLIN.Muet comme un francolin pris.

Le francolin, que Gesnerus nomme gelinotte sauvage et perdrix de montagne, est un oiseau pulvérateur qui multiplie beaucoup. Il ne s’apprivoise pas et devient muet dans l’état de captivité; mais il recouvre la voix quand la liberté lui est rendue. C’est ce que dit le vieux naturaliste Belon, dans le quatrain suivant de son livre intitulé: Portraits d’oiseaux:

Le francolin étant oiseau de pris,
En liberté chante et se tait en cage;
Aussy celui qui a peu de langage
Est dit Muet comme un francolin pris.

FRELAMPIER.C’est un frelampier.

C’est un homme de peu ou de rien.—Les uns dérivent ce mot de frélampe, menue monnaie de douze à quinze deniers, qui d’ordinaire était entre les mains des pauvres gens; d’autres, avec plus de raison peut-être, le font venir de frère lampier, frère allumeur de lampes dans les couvents. Borel l’explique par charlatan; mais cette acception n’est plus usitée, si elle l’a été.

FRELUQUET.C’est un freluquet.

C’est un homme léger, frivole, un damoiseau qui n’a d’autre mérite que sa parure. Le mot freluquet est dérivé du roman Freluque rapporté dans le Glossaire de Roquefort, qui le traduit par bouquet, flocon, petit paquet de cheveux.