«Écoutez ceux qui ont approché autrefois de ces hommes que la gloire des succès avait rendus célèbres; souvent ils ne leur trouvaient de grand que le nom: l’homme désavouait le héros. Leur réputation rougissait de la bassesse de leurs mœurs et de leurs autres penchants; la familiarité trahissait la gloire de leurs succès. Il fallait rappeler l’époque de leurs grandes actions pour se rappeler que c’était eux qui les avaient faites.» (Massillon.)
La plupart des héros sont comme de certains tableaux, pour les estimer il ne faut pas les regarder de trop près. (La Rochefoucauld.)
Pour son siècle incrédule un héros n’est qu’un homme.
(M. de Lamartine).
HEUR.—Il n’y a qu’heur et malheur.
C’est-à-dire que le hasard décide de la plupart des choses. Les Grecs avaient un proverbe semblable, qu’Amyot a traduit ainsi:
Tous faits humains dépendent de fortune,
Non de conseil ni de prudence aucune.
Plutarque, dans son Traité de la fortune, s’est attaché à démontrer la fausseté de ce proverbe, qui attribue tout au sort et ne laisse rien à la prudence. Cependant il est vrai de dire que la raison humaine est presque toujours en défaut, et que la fortune semble se moquer d’elle en donnant des résultats différents à des entreprises semblables; ce qui revient à la pensée de Juvénal, que de deux scélérats qui commettent le même crime l’un est mis en croix et l’autre élevé sur un trône,
Multi
Committunt eadem diverso crimina fato.
Ille crucem sceleris prelium tulit, hic diadema.