Amicitia pactum salis, amitié, pacte de sel, est un proverbe du moyen âge pour exprimer que l’amitié doit s’établir lentement et être toujours durable. Les mots pactum salis sont employés dans les livres saints, où ils signifient une alliance inviolable, par allusion à la nature du sel qui empêche la corruption. Num ignoratis quod Dominus Deus Israël dederit regnum David super Israël in sempiternum ipsi et filiis ejus in PACTUM SALIS. Il était recommandé dans le Lévitique d’offrir du sel dans tous les sacrifices, In omnii oblatione tuâ offeres sal (lib. II, cap. 13). Homère a donné au sel l’épithète de divin; Pythagore le regardait comme le symbole de la justice, et il voulait que la table en fût toujours pourvue. Vatable croit que les Francs admettaient le sel dans leurs pactes, pour montrer qu’ils dureraient toujours; et quelques auteurs ont pensé que le nom de loi salique a pu dériver de cet usage.
Il vaut mieux perdre un bon mot qu’un ami.
Ce proverbe doit être fort ancien. Quintilien a dit, dans ses Institutions oratoires, l. VI, ch. 3: Lædere numquam velimus, longe que absit propositum illud: potius amicum quam dictum perdidit.
Un ami en amène un autre.
Une personne invitée dans une maison y mène quelquefois une autre personne qu’on n’attendait pas, et la présentation se fait avec des excuses auxquelles on répond: Un ami en amène un autre.
Ami de Platon, mais plus ami de la vérité.
Amicus Plato sed magis amica veritas.
Ce proverbe est un mot d’Aristote attaquant quelques opinions philosophiques de son maître Platon.
Ami au prêter, ennemi au rendre.