QUIBUS.—Avoir du quibus.
C’est-à-dire avoir des écus quibus omnia sint.
QUILLE.—Trousser ou prendre son sac et ses quilles.
C’est s’en aller à la hâte. Les quilles sont prises ici au figuré pour les jambes.—On dit aussi: Donner à quelqu’un son sac et ses quilles, c’est-à-dire le renvoyer, le chasser.
Recevoir quelqu’un comme un chien dans un jeu de quilles.
C’est le recevoir fort mal, le rudoyer.
Dieu nous garde d’un quiproquo d’apothicaire.
Il n’est pas besoin de dire combien ce quiproquo est dangereux.—Quiproquo est un terme formé de trois mots latins, quid pro quo, que les médecins du XIIIe et du XIVe siècle mettaient, dans leurs ordonnances, en tête d’une colonne particulière où ils indiquaient diverses drogues propres à être substituées à d’autres, dans le cas où celles-ci viendraient à manquer. Ce terme signifie la méprise ou la bévue d’une personne qui prend quid pour quo, c’est-à-dire une chose pour une autre. Comme on ne fesait guère sentir le d dans la prononciation de quid, l’usage s’établit de dire qui pro quo, qu’on laissa en trois mots distincts jusqu’au temps de Regnard, comme on le voit dans les vers suivants, que je transcris tels qu’ils se trouvent dans les éditions faites du vivant de ce poëte:
Mettez, de grâce, un frein à votre vertigo,
Et n’allez pas ici faire de qui pro quo.
QUOLIBET.