Il fut une époque du moyen-âge où la totalité des sciences et des arts qu’on enseignait dans les écoles se divisait en deux parties, dont l’une appelée quadrivium, comprenait l’arithmétique, la géométrie, l’astronomie et la musique, tandis que l’autre, appelée trivium, comprenait la grammaire, la logique et la rhétorique. Les savants de cette époque se piquaient d’écrire sur toutes ces connaissances, afin d’obtenir les honneurs de l’universalité et cet éloge alors assez commun, totum scibile scit, il sait tout ce qu’il était possible de savoir. Ils donnaient à leurs ouvrages le titre de quodlibet (tout ce qu’on veut) ou Quodlibeta ou Quæstiones quodlibeticæ. Mais comme toute leur science se réduisait à des niaiseries scolastiques, ce titre fastueux tomba dans le mépris à mesure que la véritable instruction fit des progrès, et le mot quodlibet, qu’on écrit aujourd’hui quolibet, ne servit plus qu’à désigner une plaisanterie basse et triviale, un pitoyable jeu de mots.


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RACE.Il vaut mieux être le premier de sa race que le dernier.

Proverbe tiré de la réponse que fit Iphicrate, général athénien, à Harmodius le jeune qui lui reprochait d’être fils d’un cordonnier. Je suis, dit-il, le premier de ma race, mais toi tu es le dernier de la tienne.

RAILLERIE.La raillerie ne doit point passer le jeu.

La raillerie ne doit pas être trop forte, ne doit pas dégénérer en offense. Le proverbe espagnol dit: A la burla, dexar la quando mas agrada. Il faut s’abstenir de la raillerie, même quand elle plaît le plus.

La raillerie est l’éclair de la calomnie (prov. chinois).

Il n’est pire raillerie que la véritable.

La raillerie la plus blessante est celle qui est la plus juste. Elle place l’homme contre lequel elle est dirigée dans une situation d’autant plus fâcheuse qu’il ne peut s’en plaindre sans faire voir qu’il la mérite et sans se rendre encore plus ridicule. Un proverbe espagnol donne un fort bon conseil sur la manière de railler. A las burlas assi ve a ellas que no te salgan a veras. Aux railleries vas-y de telle sorte qu’elles ne soient pas prises pour vraies.