Il y a un proverbe patois fort ingénieux, dont voici la traduction littérale: L’amitié rompue ne se renoue point sans que le nœud paraisse ou se sente.
AMOUR.—Amour et mort, rien n’est plus fort.
Rien ne résiste à l’amour ni à la mort. C’est la belle pensée de l’Écriture sainte: Fortis ut mors dilectio; l’amour est fort comme la mort.
L’amour le plus parfait est le plus malheureux.
Les contrariétés auxquelles l’amour est soumis en prouvent la perfection. Tous les romans semblent faits pour confirmer la vérité de ce proverbe. On n’y voit que des amants poursuivis par une fatale destinée et dont la constance s’affermit sous les coups du malheur.
L’amour fait perdre le repas et le repos.
Ce proverbe est l’un des trente-un articles du Code d’amour qui se trouve dans l’ouvrage intitulé: Livre de l’art d’aimer et de la réprobation de l’amour, par maître André, chapelain de la Cour royale de France. Voici cet article: Minus dormit et edit quem amoris cogitatio vexat.
Le souci ronge ceux qui aiment, dit l’auteur de l’Imitation. Ovide a dit dans son Héroïde de Pénélope à Ulysse:
Res est solliciti plena timoris amor.
L’amour est toujours plein d’un inquiet effroi.
Les Italiens ont ce proverbe: Chi ha l’amor nel petto ha sprone nei fianchi; qui a l’amour au cœur a l’éperon aux flancs.