[2] Ce qui n’empêche pas que ces ouvrages n’aient leur mérite, particulièrement celui de M. de Méry qui me paraît préférable sous tous les rapports à celui de Lamésangère dans lequel on ne trouve pas un seul article original.

[3] L’auteur de la Relation de l’île des Hermaphrodites met aussi les mots à tous accords au titre de cet ouvrage, imprime en 1616, par allusion au savoir-faire des habitants dudit lieu.

[4] Le titre d’altesse, dont la racine est le mot latin altissimus (très élevé), se donnait autrefois aux rois.

[5] Ils s’en servent aussi pour dire: Il ne faut pas quitter le certain pour l’incertain.

[6] C’est l’opinion de l’auteur du Traité historique de la foire de Beaucaire, in-4o, imprimé à Marseille en 1734. Cet auteur dit que le fils de Raymond VI confirma les franchises accordées par son père à la ville de Beaucaire. Cependant il n’est pas question de ces franchises dans la charte des concessions faites par le fils. L’acte le plus ancien où il en soit parlé, suivant Millin, fut donné par Louis XI, on 1463; mais on voit par une expression de cet acte, remarque encore Millin, que la foire était plus ancienne. Charles VIII ajouta aux priviléges accordés par son père.

[7] Ce guerrier magnanime, disent les historiens, avait eu l’honneur de recevoir l’ordre de chevalerie des mains de saint Louis, et s’était montré, pendant sept règnes consécutifs, le plus ferme appui du trône de ses maîtres.

[8] Le crocodile est une argumentation captieuse et sophistique pour mettre en défaut un adversaire peu précautionné et le faire tomber dans le piége. Cette argumentation a été nommée ainsi, conformément à l’usage de désigner la règle par l’exemple. Il s’agit d’un crocodile qui, supplié par une mère de lui rendre son fils qu’il est prêt à dévorer, promet de le faire à l’instant, si elle répond juste à cette question: Ai-je envie de te le rendre?—Tu n’en as pas envie, dit la mère; et ayant deviné, elle réclame l’exécution de la promesse; mais le monstre refuse en ces termes: Si je te le rendais, tu n’aurais pas deviné.

[9] C’est le nom grécisé de Jérôme le Hangest ou de Hangest, docteur de Sorbonne, auteur du Traité des académies contre Luther.

[10] L’histoire offre plusieurs exemples de cet usage, depuis le fils du malheureux Psammenit, qui fut envoyé au supplice avec un mors dans la bouche par ordre de Cambyse, jusqu’à Hugues de Châlons qui, reconnaissant son impuissance contre l’armée des Normands, alla trouver le jeune duc Richard qui la commandait et se roula à ses pieds en signe de soumission, avec une selle de cheval sur ses épaules. C’est en vertu d’un pareil usage que Eustache de Saint-Pierre et cinq autres bourgeois de Calais se présentèrent à Édouard III, roi d’Angleterre, avec la corde au cou.

[11] Le Lai d’Aristote, attribué à Henri d’Andelys, trouvère du treizième siècle, est un conte tiré d’un auteur arabe qui l’a intitulé: Le Visir sellé et bridé. L’usage absurde de substituer Aristote à un visir est venu, suivant J. M. Chénier, de l’autorité même qu’Aristote avait acquise dans les écoles du treizième siècle.