[22] On appelait avage, havage ou havée, une sorte de mesure en usage dans la Normandie, et quelques autres provinces: c’était une fraction du septier, équivalente à une poignée. Le droit d’avage, qui a existé jusqu’en 1750, consistait à prendre dans les marchés autant de grains ou de denrées que la main peut en contenir. Le bourreau, en percevant ce droit, marquait avec de la craie l’habit des marchands, pour quittance du paiement.
[23] C’est le titre d’un ancien registre du parlement.
[24] Bray est un village de Berkshire, dans l’Angleterre proprement dite.
[25] Je les prends dans un livre de statistique publié par M. Mourgues en l’an IX (1801).
[26] Le Talmud (mot hébreu qui signifie instruction) est un livre qui contient la loi orale, la doctrine, la morale et les traditions des Juifs. Ce livre est l’ouvrage d’une foule de rabbins ou docteurs.
[27] On lit dans un sermon d’Innocent III que la fête de la Chandeleur fut substituée à celle de Cérès, où l’on fesait de grandes illuminations et où les femmes portaient des flambeaux.
[28] C’est le nom que le peuple donnait à François Ier, dont le nez était un remarquable morceau d’histoire naturelle. Louis Aleaume, lieutenant-général d’Orléans et bon poëte latin, a dit de ce prince:
Occupat immenso qui tota numismata naso.
[29] Ces religieux, de la règle de saint Bernard, prirent le nom de feuillants, parce que leur abbaye, chef d’ordre, était au village de Feuillans, en Languedoc, à cinq lieues de Toulouse, dans le diocèse de Rieux.
[30] Presque tous les commentateurs ont prétendu que c’était d’une sirène qu’Horace voulait parler, en peignant dans ce vers une belle femme dont le corps se termine en poisson; mais il n’y a aucun mythologue ni aucun monument de l’antiquité qui aient représenté les sirènes comme femmes-poissons.