«Les sacrements sont objets d'importance;

Sais-tu leur nombre?—Oui, sept.—C'est trop commun,

Six.—Depuis quand?—Depuis que pénitence

Et mariage, hélas! ne font plus qu'un

Tout traité de mariage porte son testament.

Il y a presque toujours dans les contrats de mariage des clauses qui sont stipulées dans la prévision où l'un des deux époux viendrait à mourir, et qui règlent, comme des dispositions testamentaires, les droits du survivant sur la succession. De là ce proverbe qui, détourné de son vrai sens, s'emploie dans un sens critique contre le mariage, dont on prétend faire un funèbre épouvantail.

On lit dans la Veuve, comédie de Pierre de Larivey, cette phrase qui paraît avoir été proverbiale: «Fais ton compte que la messe des épousailles t'est une extrême-onction.» (Acte I, sc. III.)

La même idée railleuse se retrouve dans plusieurs locutions, par exemple dans celles-ci, qu'on applique à un nouveau marié: C'est un homme perdu,—un homme mort,—un homme enterré.

Ces locutions figurées, qu'on pourrait croire d'un tour moderne, sont peut-être renouvelées des Grecs. Elles ont du moins beaucoup d'analogie avec cette saillie piquante d'Antiphane le Comique, rapportée par Athénée: «Marié, lui!… Moi qui l'avais laissé si bien portant!»

Il n'y a si bon mariage que la corde ne rompe.