C'est-à-dire se rend esclave. Ce proverbe est une traduction vulgaire des paroles d'Hippothoüs, citées parmi les Sentences choisies des trésors des Grecs, par Stobée: «Astrictus nuptiis non amplius liber est. Celui qui est lié par le mariage n'est plus libre.»

Cette chaîne qui dure autant que notre vie,

Et qui devrait donner plus de peur que d'envie,

Si l'on n'y prend bien garde, attache assez souvent

Le contraire au contraire et le mort au vivant.

Ces vers de Corneille assimilent le mariage au supplice que Mézence infligeait à ses victimes. Ce tyran, dit Virgile, unissait des corps vivants à des cadavres. (Énéide, VIII, 485.)

Mortua quin etiam jungebat corpora vivis.

Qui se marie s'achemine à faire pénitence.

Il n'y a rien qui ait besoin d'explication dans ce proverbe, et je me bornerai à y joindre une historiette vraie ou fausse, dont on l'assaisonne ordinairement, quand on le cite. La voici telle qu'elle a été mise en vers par Pons de Verdun, le plus fécond de nos rimeurs anecdotiers:

La veille de son mariage,