J. Delille a consacré à ce saint, dans la première édition du poëme de la Pitié, les quatre vers suivants, qui ont été supprimés dans les autres éditions:

Le grand saint Nicolas dont l'oreille discrète

Écoute des amants la prière secrète,

Qui, des sexes divers le confident chéri,

Donne à l'homme une épouse, à la femme un mari.

Saint Nicolas est aussi le patron des garçons et le patron des mariniers, pour des raisons tirées de deux faits consignés dans sa légende, et inutiles à rapporter ici.

Celui qui se marie trop tard se marie pour ses voisins.

C'est ce que disait un vieillard de l'antiquité, le jour même de son mariage. Ce joli mot, passé en proverbe, est rapporté par Plutarque.—Nous avons encore ce vieux dicton, qui exprime la même idée par une antithèse assez plaisante: Qui recule trop à se marier, il s'avance d'être sot.

Il résulte de là qu'il faut se marier dans la jeunesse, et qu'il vaut mieux renoncer tout à fait au mariage que de le remettre à la grande année climatérique.

Un sage et spirituel sexagénaire, qui mérite, en ce cas, d'être proposé comme modèle, répondait aux conseils qu'on lui donnait de se marier: «Je m'en garderai bien, car je n'ai aucun goût pour les vieilles femmes, et je suis sûr que les jeunes, par la même raison, n'en auraient aucun pour moi.»