Les fiançailles chevauchent en selle, et les repentirs en croupe.

Post equitem sedet atra cura.

(Horat., lib. III, od. I.)

Il n'y a qu'une remarque à faire sur ce proverbe maintenant peu usité; c'est qu'à l'époque où il fut introduit, les fiancés, du moins ceux d'une condition au-dessus de l'ordinaire, se rendaient à cheval à l'église, n'ayant pas, comme aujourd'hui, des voitures pour y être transportés.

Tel fiance qui n'épouse pas.

Proverbe qu'on emploie au figuré pour faire entendre qu'une espérance qui est très-bien fondée, qui est même en voie de réalisation, peut être frustrée tout à coup.

On lit dans les Institutes de Loisel: Fille fiancée n'est ni prise ni laissée (liv. I, tit. II, reg. 1), et dans les Maximes du droit français de L'Hommeau: Fille fiancée n'est pas mariée (liv. III, max. 41).

Les fiançailles ne sont qu'une promesse qui peut être rompue, sauf l'action en dommages et intérêts.

Chateaubriand dit que l'intention de la coutume des fiançailles est de laisser aux deux époux le temps de se connaître avant de s'unir. «Saint Augustin, ajoute-t-il, en rapporte une raison aimable: Constitutum est ut jam pactæ sponsæ non statim tradantur, ne vilem habeat maritus datam quam non suspiraverit sponsus dilatam.»

Boire tanquam sponsus, ou boire comme un fiancé.