L'homme marié est un oiseau en cage.

Cette métaphore proverbiale, qui n'a pas besoin d'explication, est à l'usage des célibataires ou des libertins qui tiennent à conserver leur liberté entière pour se livrer à de folles amours, où ils la perdent assez souvent d'une manière bien plus sotte que dans le mariage. Cette autre maxime, jamais maris, toujours amants, par laquelle ils prétendent autoriser leur antipathie conjugale, est aussi contraire à la vérité qu'aux bonnes mœurs, et les personnes sensées ne seront pas de l'avis de Mlle de Scudéri, qui la propose comme une leçon du sage, dans un apologue qui trouve ici naturellement sa place.

Qu'il est doux d'être dans la cage!

Disait au dehors un pinson,

Y voyant un serin qui, de son doux ramage,

Faisait retentir sa prison.

Il a nourriture à foison,

Bon grain et gentille femelle,

Et peut, quand il veut, avec elle,

Rire, boire, manger et dire la chanson: